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Observateurs, ouvrez l'oeil !


(Les textes et les cartes sont tirés du Guide d'information sur l'oie blanche - Région de la Côte-du-Sud)

Explorez et voyagez par les circuits de la région de Montmagny
La grande oie des neiges
La migration
L'alimentation
La famille

Sites d'observation de l'oie blanche :
Pour télécharger les cartes en format PDF*, cliquez ici.

Carte Observation des oies









Moment propice pour l'observation



Le mouvement de la marée ainsi que le moment de la journée influencent les déplacements journaliers des oies et, par le fait même, la qualité d'observation. Les oiseaux profitent de la marée basse pour se nourrir des plantes qui sont normalement recouvertes par l'eau, ce qui rend l'observation moins intéressante puisque les oies sont éloignées. À marée haute, les oies sont forcées de rejoindre le rivage et l'observation est alors à son meilleur puisque vous avez la chance de les voir de très près. Elles peuvent, au choix, se reposer sur l'eau en attendant que la marée redescende ou bien gagner les terres agricoles pour s'y nourrir. Les oies visitent les milieux agricoles pendant la journée et reviennent, au coucher du soleil, passer la nuit au fleuve puisque la proximité de l'eau leur offre une sécurité contre les prédateurs.

La grande oie des neiges


Au printemps comme à l'automne, la région de la Côte-du-Sud, dont celle de Montmagny en Chaudière-Appalaches, est le point de rendez-vous de centaines de milliers d'oies sauvages qui offrent aux observateurs un spectacle à la fois unique et mystérieux. Les grandes oies des neiges, de passage dans la région, suivent le corridor migratoire de l'Atlantique, une autoroute aérienne qui mène jusque sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Elles forment une population qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde. La population actuelle de la grande oie des neiges a été estimée à 1 017 000 selon les données du printemps 2006 d'Environnement Canada.

Le secret de ce rassemblement se cache dans les battures. C'est sur cette étendue de vase que les oies viennent séjourner deux fois par année puisqu'elles y trouvent de la nourriture en abondance. La batture, c'est la partie du rivage située entre les marées basses et les marées hautes. Les régions de la Côte-du-Sud, dont celle de Montmagny, sont d'autant plus choyées, car c'est dans ce secteur que les plus fortes marées sont enregistrées le long du fleuve Saint-Laurent. À Montmagny, les plus grandes marées peuvent atteindre 6,5 mètres.

La migration


Chaque printemps, la grande oie des neiges quitte les sites d'hivernage sur la côte Est américaine et se dirige vers l'Arctique canadien dans le but principal de nidifier. Le passage des oies dans la région de la Côte-du-Sud (dont Montmagny) est une halte sur le trajet impressionnant qu'entreprennent les oiseaux annuellement, soit près de 8 000 km. Environ 900 kilomètres séparent les sites d'hivernage aux États-unis de la région de la Côte-du-Sud. Les oies parcourent cette distance sans escale, en quelques jours seulement, à une vitesse variant entre 55 et 95 km/h.

De la mi-avril à la mi-mai, les oies séjournent dans la région dans le but de refaire le plein d'énergie. La seconde partie de leur périple représente environ 3 400 kilomètres que les oiseaux parcourent en une semaine et demie pour atteindre les sites de nidification au début du mois de juin. À l'automne, les oies entreprennent le trajet inverse mais cette fois-ci, accompagnées de leurs jeunes âgés d'à peine 6 à 8 semaines. Bien que la femelle ponde en moyenne quatre oufs, la taille des familles dans la halte du Saint-Laurent est de 2,5 jeunes en moyenne. La halte migratoire automnale s'observe de la fin du mois de septembre et tout au long du mois d'octobre jusqu'au départ des oies pour la Côte-Est américaine.

L'alimentation


À l'automne, dès leur arrivée dans la vallée du Saint-Laurent, les oies fouillent le sol boueux pour en retirer le rhizome (tiges souterraines) du scirpe d'Amérique. Le scirpe américain (Scirpus americanus) est la vedette incontestée du littoral et la nourriture de prédilection de la grande oie des neiges qui est un oiseau exclusivement herbivore. Elles se gorgent de cette plante en raison de ses résiduels des champs de céréales. Vous pourrez, par exemple, les observer sur les terres agricoles près de la route 132 à Cap-Saint-Ignace.

La famille


L'automne est aussi un bon moment pour observer le réseau familial des oies. Ainsi, il n'est pas rare de pouvoir distinguer, parmi un grand groupe d'oies sauvages, un couple uni pour la vie, suivi de trois ou quatre petits occupés à s'alimenter sous l'oil attentif des parents. En effet, pendant que la famille s'alimente, les parents jouent le rôle très efficace de système d'alarme. Ainsi, vous remarquerez l'oie sentinelle qui se tient le cou bien étiré, à l'affût pour signaler l'approche du danger.
 
Office du tourisme de la Côte-du-Sud : MRC de Montmagny